En avril 2026, Marc Chaya a quitté Maison Francis Kurkdjian, la maison qu'il a cofondée et dirigée dix-sept ans, du premier comptoir américain à l'un des parfums les plus vendus au monde. Il revient pour nous sur ce qu'il a bâti, et sur le combat qu'il ouvre désormais : faire reconnaître le parfum comme un art à protéger.
“Quand j'ai rencontré Francis Kurkdjian, en 2003, le parfum était la seule forme d'art où le créateur restait caché derrière les rideaux.”
Pendant longtemps, on a connu les marques mais jamais les nez qui les composaient. Pourquoi avoir voulu sortir le parfumeur de l'ombre ?
Quand j'ai rencontré Francis Kurkdjian, en 2003, le parfum était la seule forme d'art où le créateur restait caché derrière les rideaux. Il m'a semblé évident qu'il pouvait s'exprimer directement, sans plusieurs couches de marketing. Je me suis dit que si on libérait la création, sans brief ni concept imposé, ça nous émouvrait, parce que l'art nous touche quand il vient librement de son auteur. Aujourd'hui, le parfumeur est revenu au cœur de son métier. Nous n'y sommes pas pour rien.
Le mot « niche » est partout, sa définition nulle part. Qu'est-ce qui sépare vraiment un parfum de niche d'un parfum de masse ?
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